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Tendance Actuel du marché

Les prix
Les prix des actifs immobiliers résidentiels ont évolué de manière différenciée selon les villes. Ils ont baissé, d’un trimestre à l’autre, dans les villes de Fès, de Kenitra, d’El Jadida et Marrakech et ont augmenté dans les autres villes.

Le Volume
Sur les dix villes couvertes dans cette rubrique, seule la ville de Meknès a connu une hausse trimestrielle de 18,4% du volume des ventes.

Dans les autres villes, notamment à Agadir, à Fès età Casablanca, le nombre des transactions s’inscrit en baisse ramenant ainsi leurs parts dans le marché national respectivement à 4,7%, 5,2% et 39,3% des transactions.

La structure des ventes des biens immobiliers résidentiels au cours du 2ème trimestre 2010 confirme la prédominance des cessions d’appartements. En effet, à l’exception de la ville d’Oujda, les appartements ont représenté au moins 85% des transactions. Les ventes de villas n’ont pas dépassé 3% du total des transactions à Agadir, à Rabat, à Marrakech et à Kenitra.

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Taxes, Impôts, Exonération et Frais de Notaire

Droits d’enregistrement à 6 % : lors de la vente d’un immeuble immatriculé ou non immatriculé

Dans certains cas les droits d’enregistrement sont à 3 % : Ce taux s’applique lors de l ‘acquisition de locaux construits, par des personnes physiques ou morales autres que les établissements de crédit, Bank Al-Maghrib, la Caisse de dépôt et de gestion et les sociétés d’assurances et de réassurances, que ces locaux soient à usage d’habitation, commercial, professionnel ou administratif.

Ce taux s’applique aussi lors de l’acquisition à titre onéreux, de terrains nus ou comportant des constructions destinées à être démolies et réservés à la réalisation d’opérations de lotissement ou de construction de locaux à usage d’habitation, commercial, professionnel ou administratif. Dans ce cas, l’acquéreur doit prendre l’engagement de réaliser les opérations de lotissement ou de constructions de locaux dans un délai maximum de 7 ans à compter de la date d’acquisition.

  • Conservation foncière : 1 % + 150 dirhams (certificat de propriété),
  • Taxe notariale : 0,5 %,
  • Honoraires du notaire: 1 %, avec minimum de perception de 2500 dirhams + TVA à 7 %,
  • Frais divers (timbres…) : 1500 à 3 000 dirhams environ suivant les dossiers,
  • A cela, peuvent s’ajouter d’autres frais en cas de bien non titré (Melkia):
  • Droits de publication + droits fixes + duplicata: 600 dirhams : 450 dirhams +75 dirhams+75 dirhams
  • Droits sur les surfaces : 45 dirhams par are entamé (zone urbaine); 45 dirhams par hectare entamé (zone rurale)
  • Géomètre : environ 3000 dirhams
  • Autres frais (timbres…) : environ 1500 dirhams

Impôts et taxes dus lors d’une cession de bien immobilier

Il convient de distinguer entre la cession de terrains bâtis et terrains non bâtis.

Impôts et taxes dus lors de la cession de terrains bâtis

La vente de ces biens entraîne l’acquittement de trois taxes:

1- Impôt sur les profits fonciers

Sont considérés comme profits fonciers, les profits constatés ou réalisés à l’occasion notamment de la vente d’immeubles ou de droits réels immobiliers.

Détermination du profit foncier taxable:

Le profit foncier taxable est égal à la différence entre :

d’une part, le prix de cession diminué, le cas échéant, des frais de cession
et d’autre part, le prix d’acquisition augmenté des frais y afférents (y compris l’indemnité d’éviction dûment justifiée), des dépenses d’investissement réalisés, ainsi que des intérêts payés au titre des prêts contractés pour l’acquisition de l’immeuble cédé, le tout réévalué par application de coefficients fixés par arrêté ministériel sur la base de l’indice national du coût de la vie.

Le taux est fixé à 20 %.Toutefois, le montant de l’impôt ne peut être inférieur à 3 % du prix de cession et ce, même en l’absence de profit.

Les propriétaires doivent remettre une déclaration contre récépissé au receveur de l’administration fiscale dans les 30 jours de la date de la cession.

En principe, l’impôt est du par les vendeurs, personnes physiques ou morales lorsque le montant de la vente excède 60.000 dirhams.

L’exonération est possible dans les cas suivants :

- Exonération totale de la plus value réalisée sur la vente d’un logement occupé à titre d’habitation principale.

- Occupation du logement par son propriétaire à titre d’habitation principale depuis au moins 8 années au jour de la vente.

- le profit réalisé par les personnes physiques à l’occasion de la cession d’un logement occupé à titre d’habitation principale depuis au moins 4 ans au jour de la cession, dont la superficie couverte et le prix de cession n’excédent pas respectivement 100 m² et 200 000 DH ;

- Du profit réalisé par toute personne qui effectue dans l’année civile des cessions d’immeubles dont la valeur totale n’excède pas 60 000 Dirhams.

- Du profit sur les cessions à titre gratuit portant sur les ascendants et descendants entre époux, entre frères et sœurs.

- Du profit réalisé sur la cession de droits indivis d’immeubles agricoles situés à l’extérieur des périmètres urbains entre co-héritiers.

2- La taxe d’habitation dite aussi taxe urbaine (TU)

La taxe d’habitation s’applique aux :

- immeubles bâtis et constructions de toute nature occupés en totalité ou en partie, par leurs propriétaires à titre d’habitation principale ou secondaire, ou mis gratuitement par lesdits propriétaires à la disposition de leur conjoint, ascendants ou descendants à titre d’habitation ;

Calcul de la taxe d’habitation :

La taxe d’habitation est assise sur la valeur locative (VL) des immeubles déterminés par voie de comparaison ou d’appréciation directe, par la commission de recensement.

La valeur locative est révisée tous les 5 ans par une augmentation de 2%.

Elle est établie au nom du propriétaire ou de l’usufruitier et à défaut , au nom du possesseur ou de l’occupant.

Un abattement de 75 % est applicable aux immeubles occupés à titre d’habitation principale, par leurs propriétaires ou ascendants et descendants à titre gratuit et aux marocains résidents à l’étranger lorsqu’il est conservé à titre d’habitation principale ou occupé à titre gratuit par leur conjoint, ascendants ou descendants.

  
Exonérations temporaires:
- La taxe d’habitation ne s’applique pas aux constructions nouvelles et additions de constructions réalisées par les personnes physiques à titre d’habitation principale pendant 5 ans à partir de la délivrance du permis d’habiter.

- La taxe d’habitation ne s’applique pas aux locaux d’habitation considérés comme logements économiques pendant la durée du prêt, et cela pendant dépasser 15 ans à compter de l’achèvement.

Barème de la taxe d’habitation par tranche de valeur

Tranche de valeur locative en DH

De 0 à 5 000 : 0%
De 5001 à 20 000 : 10%
De 20 001 à 40 000: 20%
Au-delà de 40000 : 30%

La loi prévoit que le propriétaire ou usufruitier doit informer le service local du lieu de situation des immeubles bâtis et non bâtis de tout changement d’affectation ou de propriété concernant ces immeubles. Le redevable de la taxe doit établir une déclaration en indiquant la consistance de l’immeuble, sa nature, la date et le motif des travaux ou du changement et le cas échéant, l’identité du nouveau propriétaire.

Le défaut de dépôt ou le dépôt tardif de cette déclaration entraîne l’application d’une majoration de 15%.

3-Taxe de services communaux anciennement taxe d’édilité:

En plus de la taxe d’habitation , vous devez vous acquitter d’une taxe applicable sur les immeubles quelque soit leur destination (immeubles bâtis et constructions de toute nature ainsi que sur le matériel, outillage et tout moyen de production relevant de la taxe professionnelle).

Les taux applicables sont : 
10,5 % de la valeur locative pour les locaux situés dans les villes et 6,5 % de la valeur locative pour les locaux situés dans les zones périphériques des communes urbaines.

Exonération :
Les immeubles et leurs annexes qui sont exonérés d’une façon permanente de la taxe d’habitation sont également exemptés de la taxe de services communaux.

Impôts et taxes dus lors de la cession pour des terrains nus à bâtir

1- La participation à la solidarité nationale (PSN)

Cet impôt est égal à 1% de la valeur du terrain, elle est acquittée par le vendeur.

2- La taxe sur les terrains non bâtis (TNB)

Cette taxe locale porte sur les terrains urbains non bâtis situés à l’intérieur des périmètres des communes urbaines.

3- Impôt sur les profits fonciers

En principe, cet impôt est du par les vendeurs, personnes physiques ou morales, lorsque le montant de vente excède 60.000 dirhams. Le taux de l’impôt s’élève à 3% du prix de la vente (cotisation minimale) ou 20% du profit taxable s’il est supérieur.

Impôts Fonciers : revenus fonciers

Est considéré comme un revenu foncier au titre de l’impôt sur le revenu, les revenus issus de la location d’un immeuble bâti ou non bâti et des constructions de toute nature.

Détermination du revenu foncier net imposable :

Le revenu net imposable est obtenu en appliquant un abattement de 40 % sur le montant du des loyers bruts perçus.

Exonération :

Sont exonérés de l’impôt sur le revenu, les revenus issus de la location de constructions nouvelles et additions de constructions et cela pendant les 3 premières années suivant l’achèvement des travaux desdites constructions au titre des revenus fonciers.
au-delà, la loi de finances de 2008 prévoit un abattement de 40%

Barème de L’I.G.R par tranche de revenus (Barème 2009)

Revenu annuel de 0 à 28 000 DH : exonération de l’impôt sur le revenu
De 28 001 à 40 000 Dh : imposition au taux de 12%,
De 40 001 à 50 000 Dh : imposition au taux de 24%,
De 50 001 à 60 000 Dh : imposition au taux de 34%,
De 60 001 à 150 000 Dh : imposition au taux de 38%,
Au-delà de 150 000 Dh : imposition au taux de 40%.

(Source Code Général des impôts, Loi de finances 20)


Source: AFP

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Addoha Annonce Son Chiffre d’Affaires Semestriel

Le groupe Addoha a été le premier opérateur immobilier coté en bourse à annoncer son chiffre d’affaires semestriel. Il a réussi, au terme du 1er semestre 2009, à faire progresser son chiffre d’affaires de 108% pour atteindre 2,7 milliards de dirhams. Il est à rappeler que Addoha n’est pas aux normes IFRS et par conséquent les nombreuses ventes réalisées sur les projets haut standing du groupe (Bouskoura, Marrakech, Rabat…) ne sont pas encore comptabilisées en chiffre d’affaires.

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La Crise Immobilière au Maroc - Plusieurs projets en stand-by

Situation en veilleuse dans plusieurs projets immobiliers! C’est le cas depuis plusieurs semaines à Tanger, Tétouan, Marrakech, Kénitra, Saïdia…

Pour la première fois, la cadence de production de logements aurait chuté de 50%, principalement à Tanger et Marrakech. Plusieurs chantiers sont presque à l’arrêt. «Programmés pour être livrés en une seule tranche, il y a un nombre incalculable de villas et d’appartements fermés», affirme Chakib Bennani, président de la commission fiscale au sein de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI). A elle seule, la ville ocre compte une cinquantaine de chantiers immobiliers désormais réalisés en plusieurs tranches.

Des professionnels attribuent cette baisse de régime à la rareté du foncier et au phénomène de mévente, qui s’est installé depuis plus de 6 mois. D’ailleurs, selon les derniers chiffres de Bank Al-Maghrib, la machine des crédits immobiliers a enregistré un ralentissement durant le mois de juillet. En effet, au 1er semestre 2009, ces crédits n’ont progressé que de 82% contre 222% en 2008, pour s’élever à 60 milliards de DH.

De nombreux banquiers confirment cette morosité et fondent beaucoup d’espoirs sur le mois de septembre pour améliorer les taux de réalisation de leurs objectifs.
Ceci étant, des promoteurs ont eu recours à la parade des ristournes, mais sans grand effet sur les stocks d’invendus. Ces baisses varient généralement entre 30 et 40%, voire plus, principalement à Marrakech, où des appartements de haut standing sont désormais vendus à 1,87 million de DH contre 4 millions de DH auparavant. Des promoteurs évoquent également l’inquiétante chute des prix à Dar Bouazza (au sud de Casablanca). Des villas finies sont bradées à 9.000 DH le m2, témoigne Bennani. «Nous n’avons jamais vu cela depuis cinq ans», affirme Bennani.

Les Marocains résidant à l’étranger (MRE) n’ont pas pu sauver la saison. «Ce sont surtout les étrangers qui font ce type de marché, le luxe. Quant aux MRE, ils cherchent plutôt un pied-à-terre, d’une valeur maximale de 600.000 à 1 million de DH», explique un banquier, expert en immobilier.

A Casablanca, où le marché reste assez atypique compte tenu de la forte demande, tous segments confondus, les prix de l’immobilier de moyen standing ont considérablement baissé ces dernières semaines. Selon Bennani, «les baisses oscillent entre 10 et 15% sur les ventes réelles». Depuis le début de l’été, les prix des appartements sont passés de 14.000-15.000 DH à 9.000 DH le mètre carré, principalement au Belvédère, La Gironde, Bourgogne, Roches Noires…. Mais globalement, l’immobilier demeure encore cher dans la métropole économique. Selon un banquier, la raison est toute simple: «Ce sont surtout la rareté et le coût du foncier qui expliquent les niveaux élevés des prix à Casablanca. D’autant plus que le besoin d’acquérir un logement devient de plus en plus pressant». Autre raison expliquant les ventes plus rapides sur le marché casablancais, le train de vie des habitants de la capitale économique, généralement plus élevé qu’ailleurs.

Autre particularité à Casablanca, la quasi-absence de l’offre en logement économique. «Tout a été vendu», précise-t-on auprès de la corporation des promoteurs.
Par ailleurs, des signes d’inquiétude se manifestent dans le secteur du logement social. Ce segment, qui a été prioritaire pour plusieurs gouvernements, a connu un certain nombre de changements. Il s’agit de la suppression de quelques avantages. Du coup, les promoteurs s’en détournent. Le problème du foncier et les contraintes administratives n’arrangent pas non plus la situation. Les promoteurs dénoncent justement la base de calcul des droits d’immatriculation pratiquée par l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC). «Contrairement à toutes les dispositions légales, c’est le conservateur foncier qui détermine l’estimation de la valeur vénale du bien immobilier. Ce qui est anormal», fustigent des promoteurs. Cette grille tarifaire, inconnue du public, «s’applique différemment d’un projet à un autre même s’ils sont limitrophes». Raison pour laquelle la FNPI a introduit une action en justice auprès du tribunal de commerce de Casablanca contre le patron de l’ANCFCC.

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Hausse des Taux du Crédit immobilier Au Maroc

Le crédit immobilier plus cher… Depuis quelques jours, les taux des prêts accordés aux demandeurs de crédit ont été revus à la hausse. Pour l’heure, la mesure ne cible que les nouveaux demandeurs. Ces derniers ne seraient-ils pas découragés par cette hausse? Les professionnels sont convaincus du contraire. «La hausse des taux est en moyenne de 0,3 à 0,4%, ce qui n’est guère significatif», fait-on valoir auprès d’une grande banque de la place. Les taux appliqués par AWB s’échelonnent entre 5,43 et 6,13% pour les taux variables, et 5,93 et 6,45% pour les taux fixes. Ils varieront selon la durée du financement et sa quotité (inférieure ou égale à 80%). À noter que la durée maximale de prêt pour un taux fixe est de 25 ans, alors que pour un taux variable, elle peut aller jusqu’à 40 ans. Bien évidemment, il restera toujours possible de négocier le taux avec son banquier ou sa société de financement. «Tout dépend de la relation avec le client et du montant du prêt demandé. Plus celui-ci est important, plus les négociations sur le taux sont souples», affirme-t-on à Wafa Immobilier. Le même ton est donné chez le CIH, où, de source interne, les taux passent à 5,50% en variable et 5,95% en fixe, et ce pour un prêt échelonné sur 25 ans.

Sur les raisons expliquant la hausse, la place se fait l’écho d’une décision de Bank Al-Maghrib, qui aurait revu à la hausse les taux plafonds. Ce qui viendrait s’ajouter à l’arsenal anti-insolvabilité déployé par les banques. Telle est l’explication la plus courante: «Les effets de la crise perdurant, notamment chez les MRE, BAM aurait probablement voulu se prémunir davantage contre le risque d’insolvabilité des demandeurs de crédit».

Pour rappel, Abdellatif Jouahri, gouverneur de la banque centrale, avait à maintes reprises mis en garde contre l’excès de délivrance de crédits immobiliers, notamment en raison des risques liés au surendettement des ménages. Autre anomalie dans la pratique, l’achat de plusieurs logements économiques par des gens qui n’en sont pas la cible première et le plus souvent pour des raisons de spéculation. Ainsi, les banques sont invitées, par le code éthique de BAM, à «s’assurer que leurs financements ne soient pas accordés pour l’acquisition de plusieurs logements économiques par un seul client». Aussi, doivent-elles s’assurer que le crédit ne sert pas à «l’acquisition de logements économiques par des clients non agréés ou à l’achat de terrains dans un but lucratif». Mais de quels moyens disposent les banques pour vérifier, a priori, que le bien est acheté à bon escient?

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Immobilier Au Maroc: Addoha Se Distingue

Addoha qui se distingue à Saïdia… l’événement ne surprend qu’à moitié pour un groupe qui a su au fil des ans investir dans les efforts de restructuration. Le plébiscite ne doit pas cependant camoufler les problèmes de l’immobilier.

Dans ce domaine, on le sait, le marché régule très mal, et personne ne s’amusera à cautionner la santé réelle du secteur ni la moindre tendance. L’organisation de l’immobilier présente plusieurs faiblesses, à commencer par l’impossibilité de procéder à une analyse à travers la logique de l’offre et de la demande.

Les procédures de fixation de prix restent imparfaites, opaques, elles-mêmes dépendantes de gisements de coûts, déclarés ou pas, en amont. C’est-à-dire lors des étapes d’acquisition foncières, de matériaux de construction, d’immatriculation et de titrage.
Cette situation a une double conséquence:

D’abord celle d’obérer, en l’absence de paramètres objectifs, l’image de l’activité lorsque les prix flambent. C’est ce qui s’est produit pendant des années avec une poussée spéculative bien au-delà du raisonnable. Poussée qui, doublée de la défiscalisation de l’économique, a d’ailleurs attiré bon nombre de professions (médecins, dentistes…) à se mettre à la promotion immobilière.
Ensuite, l’incapacité à jauger la résistance à la crise. Certes, la consommation dans le segment économique, et moyen standing, où la demande est toujours importante, a sans doute permis de mieux négocier la conjoncture actuelle. Mais tous les opérateurs n’ont pas joué la carte de la diversification. Le départ de certains opérateurs du Golfe ayant investi exclusivement sur le résidentiel de luxe n’augure d’ailleurs rien de bon.
L’Etat est incapable, pour l’heure, d’apporter les ajustements nécessaires.

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L’immobilier de Luxe à Marrakech S’effondre

Les promoteurs immobiliers, du moins ceux qui sont spécialisés dans les programmes de résidence de luxe, ont longtemps espéré caché le soleil. La réalité les a rattrapés. Dans la profession, beaucoup redoutent désormais le scénario espagnol, c’est-à-dire une accumulation d’invendus couplée d’un effondrement des prix et donc de la valeur.

La clientèle étrangère, qui alimentait une «demande de casino» plutôt que celle d’un investissement à long terme, se fait très rare. La durée moyenne pour écouler un bien s’est considérablement rallongée après un cycle euphorique de plus de sept ans. Encouragés par une bulle spéculative sans précédent, bien des promoteurs avaient peut-être oublié les fondamentaux, analyse un expert. «Le placement dans l’immobilier est par nature, une opération à long terme». «Ce que l’on observe aujourd’hui n’est en fait qu’un retour à la normale», analyse Adil Bouhaja, président de l’Association des lotisseurs et promoteurs de Marrakech. Bref, l’arbre ne pouvait pas monter jusqu’au ciel. C’est surtout l’offre qui ciblait la demande étrangère, Autrement dit, le haut standing qui souffre représente 5% de l’offre globale du marché», tempère Bouhaja. C’est elle qui animait le marché et avait fini, par effet de contagion, à propulser le prix du mètre carré d’autres segments au plus haut. Certes la spéculation est nécessaire pour un marché, mais il semble qu’elle avait atteint des proportions inégalées. Marrakech s’était transformée en une sorte de casino à ciel ouvert. La clientèle internationale qui a fait la réputation de la ville venait essentiellement pour la quête de plus-values à court terme», constate Alban Pamart, directeur d’Atlas Immobilier. Cet agent immobilier est l’un des rares à appeler un chat, un chat. Oui, concède-t-il, la crise s’est installée dans l’immobilier et les prétentions de vendeurs ont été revues à la baisse (sauf dans le cas exceptionnel de promoteurs qui se sont financés par fonds propres). Le panier moyen des transactions s’établit autour de 2 millions de dirhams alors qu’il frôlait parfois le double il n’y a pas si longtemps. Il y a eu une surabondance d’une offre (appartements) qui ne répondait pas aux besoins exprimés sur le marché, renchérit Laurence Vernet, directrice générale de Vernet Immobilier. «En tout cas, si la crise actuelle arrive à rationaliser et assainir le marché, elle aura été utile», ajoute-t-elle. L’une des traductions concrètes de la crise se lit dans les prix. Même si les promoteurs s’en défendent, ils concèdent de plus en plus de fortes baisses de prix aux rares clients qui se présentent encore. Ce que confirment implicitement certains professionnels: «L’écart entre les prix pratiqués à Marrakech et ceux d’ailleurs (étrangers) diminue», révèle Pamart. Il y a 5 ans encore, le schéma était le suivant: acheter, exploiter en vue de réaliser une plus-value.

Pour ce professionnel, le marché arrive à maturité. Comme cela s’est passé en Espagne, poursuit-il, «plus personne ne veut miser 5 millions d’euros sur un bien immobilier». Les promoteurs y ont déchanté (certains se sont même effondrés) après l’éclatement de la bulle immobilière. C’est le danger qui menace désormais Marrakech. «Les gens sont revenus à des fondamentaux, ils achètent une résidence secondaire pour y passer la retraite et non pas pour dégager une plus-value à court terme», analyse le directeur d’Atlas Immobilier.

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Les Prix de l'Immobilier Au Maroc en Hausse

Pour une fois, les Marocains aimeraient savoir si la crise a touché ou non l’immobilier. En effet, le secteur suscite de nombreuses polémiques. Si nombre d’officiels et de promoteurs s’accordent à dire que tout va bien, les prix du logement n’en continuent pas moins d’afficher des niveaux vertigineux. En effet, malgré des indices à la baisse ressentis par certains professionnels de l’immobilier et colportés par la rumeur, le secteur reste porteur. Les chantiers continuent à se multiplier au même rythme que les prix.

Des envolées spectaculaires avec des prix qui ont augmenté sur les trois dernières années, allant parfois jusqu’à 150% dans certaines régions du Royaume. Raison de cette flambée: spéculation, hausse des matériaux de construction comme le fer ou le ciment et l’arrivée d’une clientèle aisée pour qui des programmes luxueux sont en construction sur tout le Royaume. «Les prix n’oscillent que très légèrement entre baisse et hausse en fonction de la disponibilité de l’offre. Il n’y a pas réellement de recul des cours mais plutôt un tassement qui vise à rééquilibrer l’offre et la demande afin de permettre au marché de se réguler et donc de fonctionner dans des conditions normales», assure-t-on à la Fédération nationale des promoteurs immobiliers. Un réajustement qui reste néanmoins différent selon les villes. A Casablanca par exemple, la baisse demeure insignifiante.

La capitale économique n’arrive toujours pas à faire face aux besoins en habitat. De fait, la production immobilière est laminée par le manque et la cherté du foncier. Ce qui a assurément des conséquences sur le produit final. Au centre de la capitale économique, le mètre carré oscille entre 15.000 et 30.000 DH selon le quartier. Marrakech, qui garde toujours la cote auprès des étrangers en mal d’exotisme, s’essouffle. Les prix amorcent un net repli. Après l’euphorie des cinq dernières années et qui a entraîné une certaine saturation du marché, les prix commencent à accuser le coup, notamment avec le ralentissement des transactions sur le moyen et haut standing. Du coup, les promoteurs locaux ont décidé de revoir leurs marges à la baisse (à hauteur de 1.000 ou 1.500 DH le m2), histoire d’écouler les stocks immobiliers. «Aujourd’hui, on trouve des villas à 3,75 millions de DH. Les grosses demeures atteignent les 20 millions de DH. Ce qui n’était pas le cas ces deux dernières années», indique un promoteur.

Dans la ville, les prix qui frôlaient les 25.000 DH/m2 retrouvent une certaine sérénité.A Agadir, capitale du Souss, le BTP est toujours aussi euphorique, sous l’impact de la demande de la clientèle étrangère. Une catégorie d’acheteurs qui se trouve d’ailleurs à l’origine de la flambée des prix de l’immobilier neuf.

La demande au niveau du moyen standing et du logement social y demeure toujours aussi frénétique. Ainsi, selon les opérateurs, le prix du m2 du moyen standing stagne entre 6.000 et 10.000 DH. Le haut standing a néanmoins accusé le coup: le cours du mètre carré est aujourd’hui de 12.000 DH, alors qu’il se situait, il y a à peine quelques mois, entre 17.000 et 23.000 DH. Il faut préciser toutefois que la construction au niveau du haut standing reste sérieusement en perte de vitesse. En effet et en dehors de trois ou quatre nouveaux immeubles dans la cité, il n’y a pas réellement de haut standing parmi les nouveaux programmes immobiliers. A Tanger, c’est à vitesse grand V que se développe l’immobilier.

Le prix du mètre carré (m2) flirte facilement avec les 25.000 DH à certains endroits de la cité. Il faut dire que depuis 3 années, la ville du détroit connaît un boom immobilier sans précédent. Le front de mer n’y est déjà plus constructible en raison de la forte densité des chantiers qui s’y trouvent. Cette frénésie est due à une nouvelle montée en puissance de la ville, notamment au niveau industriel. Celle-ci a connu un nouveau souffle avec tous les projets qui y sont amorcés, en l’occurrence les chantiers socioéconomiques, TangerMed, les zones industrielles, les zones franches, etc. A Rabat, en dépit d’un ralentissement au niveau de la demande de logement, les promoteurs de l’immobilier semblent s’obstiner à ne pas baisser les prix. Selon un promoteur immobilier de la capitale, «dans certains quartiers populaires on a pu toutefois enregistrer une légère réduction, mais qui n’a pas dépassé 5%». Derrière cette cherté du logement, la rareté du foncier qui rend de fait la marge bénéficiaire très limitée pour les constructeurs.

C’est Agdal et Hay Ryad, quartiers chic de la ville, qui restent les plus chers. On ne peut y trouver des logements à moins de 14.000 DH le m2. Dans le haut Agdal et l’avenue Anakhil, les prix dépassent même les 20.000 DH/m2. Au niveau de l’Océan, quartier proche de la médina, le prix du mètre carré tourne autour de 13.000 DH. Les familles rbaties de bourses moyennes se rabattent par conséquent sur Témara ou Salé où le coût d’investissement reste relativement supportable. En revanche, dans la nouvelle ville de Tamesna, qui se trouve à près de 8 km de Témara, l’offre reste très diversifiée de façon à séduire toutes les bourses. On peut y trouver les logements sociaux à partir de 200.000 DH, les appartements de haut standing avec un prix de cession d’environ 800.000 DH et des villas dont les prix dépassent 1,5 million de DH. Face à des promoteurs qui n’ont guère l’intention de réduire leurs marges, les familles marocaines, malgré des taux de crédits immobiliers assez bas et une offre assez importante, n’ont d’autre solution que de demeurer suspendues aux programmes gouvernementaux.

Des programmes qui tardent à instaurer un système efficace de régulation des prix. Les logements sociaux amorcés semblent pour leur part profiter davantage à la classe moyenne qu’aux franges sociales les plus défavorisées.

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Près de 20 Milliards de Crédits Immobiliers Distribués en 2008

Article paru sur leconomiste.com, il ne concerne pas la France mais je voulais juste le publier pour info à nos visiteurs marocains.

Le groupe BMCE Bank affiche un total bilan consolidé de plus de 150 milliards de DH, un PNB consolidé de plus de 6 milliards et un résultat net part du groupe en progression de 46% à 1,4 milliard de DH en 2008. «Cela signifie que le groupe croît prodigieusement», se réjouit, en passant, Othman Benjelloun, son président.

Cette croissance se traduit à travers le déploiement d’efforts de bancarisation. «En seulement 4 exercices, la banque a ouvert davantage d’agences qu’en 45 ans d’existence», précise-t-il. Conforté par la création de 270 agences entre 2005 et 2008, le réseau de la banque atteint actuellement 500 représentations.

Près de 100 autres ouvertures sont prévues pour 2009. Grâce à l’accélération de l’extension de son réseau, la banque a vu ses ressources consolidées se renforcer de 38,4% à 113,4 milliards de DH, en grande partie drainés par la «Retail Bank» (banque de distribution).

Cette dernière a amélioré sa part de marché en termes de dépôts à 14,6% (soit 75 points de base). «Une dynamique qui a été accompagnée par une stabilisation de la structure des dépôts avec une part de 45% pour les ressources rémunérées, en dépit d’un contexte marqué par la raréfaction des ressources amenant les opérateurs à privilégier la collecte des dépôts à terme», indique-t-on auprès de BMCE Capital Bourse. De fait, la banque a consolidé son positionnement sur le segment des MRE avec des dépôts en hausse de 6,5% à 11,8 milliards de DH, «malgré le ralentissement de leurs transferts».

Pour leur part, les dépôts de l’activité «Corporate» se sont améliorés de 8%, passant à 10,7 milliards de DH en 2008. De son côté, l’encours consolidé de créances à la clientèle s’est bonifié de 45,3% à 85,7 milliards de DH face à une activité agrégée qui assure 69% des crédits distribués (soit 59,2 milliards de DH). Cette dernière s’élargit de 18,9% en comparaison à 2007. Une performance générée par la forte expansion des crédits immobiliers à 19,2 milliards de DH, plus de 32,4% du portefeuille crédits de la banque de distribution. C’est ce qui a permis à la banque de se hisser au 3e rang du marché sur ce segment.

Dans une moindre proportion, les crédits à l’équipement ont, quant à eux, progressé de 16,1% à 12,5 milliards de DH, tandis que les crédits de trésorerie et ceux à la consommation ont régressé de 8,6% à 24,2 milliards.

Par conséquent, les performances de la banque au Maroc ressortent en recul. Le PNB social passe de 3,6 milliards de DH à 2,9 milliards en 2008, idem pour le résultat net qui se fixe à 812 millions de DH, en baisse de 32%. Toutefois, à périmètre constant, il a avancé de 4,6% sous l’effet de l’augmentation de 13,6 et de 19,6% de l’encours des dépôts et des crédits à, respectivement, 88,7 et 58,6 milliards de DH.

Dans ces conditions, et sous l’effet du renforcement des bons du trésor et des actions en portefeuille, l’actif financier évalué a crû de 74,2% à 16,8 milliards de DH, d’où l’impact positif sur le PNB. En effet, l’amélioration de 63,7% à 4,1 milliards de DH de la marge d’intérêt et l’accroissement de 40,6% à 1,15 milliard de DH de la marge sur commissions y contribuent, également. Ce qui traduit l’accélération du développement commercial (hausse de 10% à 950.000 unités des cartes monétiques).

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